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Franc-maçonnerie

Dimanche 30 août 2009

 Bonjour à tous,


Suite à quelques commentaires et autres visites sur des blog de frères Franc-maçons, je me suis apperçus que des questions subsistes, sur l'approche que l'on peut avoir d'un rituel.
De plus, pour les "profanes" qui passent par ici en visite, il me semble interressant de leurs soumettre cette lettre, d'un autre temps,mais qui n'a pas pris une ride dans le fond. Willermoz étant le fondateur et rédacteur du Rite Ecossais Rectifié, il était, de fait, le mieux placé pour en placer les bornes que le futur impétrant voudra ou non franchir.





LETTRE A UN CANDIDAT Á L' ADMISSION DANS UNE LOGE RECTIFIÈE

PAR JEAN-BAPTISTE WILLERMOZ


( conforme à l’original de la Bibliothèque municipale de Lyon )


Monsieur,


Vous m' avez confié le désir que vous aviez d'être reçu Maçon dans le Régime particulier que suit la Loge à laquelle MM. de S... sont attachés; le temps ne me permit pas pour lors de vous proposer quelques réflexions et observations préliminaires à cet égard, je les remis donc à un moment plus favorable, et je saisis celui-ci pour vous les présenter, vous invitant à ne point précipiter votre réponse. Je suis très flatté de la confiance que vous m'avez témoignée pour l'ouverture que vous m'avez faite de votre projet, et j'agirai en tout ce qui s'ensuivra d'après ce sentiment et l'estime particulière que vous m'avez inspirée, ainsi qu'à tous ceux qui ont l'honneur de vous connaître. Je ne doute pas que les motifs qui ont fait naître ce désir dans un homme aussi honnête et aussi réfléchi ne soient très louables, je ne doute pas non plus que la Loge à laquelle vous devrez les faire connaître quand il en sera temps ne sache bien les apprécier et ne leur rende toute la justice qui leur sera due. Je me borne donc ici, Monsieur, à vous donner quelque légère idée de l'institut en général, et du Régime particulier auquel vous désirez vous associer.


L'origine et le but essentiel de cette institution sont très anciens et sont fort peu connus, même du plus grand nombre de ceux qui portent le titre de Maçon. parce que le grand nombre se contente de l'écorce et fort peu cherchent le noyau. Les uns ne désirent d'acquérir ce titre que pour se procurer sous son voile quelques amusements mystérieux et des amis souvent alors -aussi peu solides que le goût qui les unit ; d'autres le désirent pour exercer en commun une bienfaisance louable et honorable qui est le but ostensible et général de la Société ; d'autres enfin, qui n'ont pu penser qu'une institution dont l' origine primitive se perd dans la nuit des siècles puisse exister et avoir résisté à tous les chocs sans être soutenue par un but fondamental et essentiel pour les h hommes de tout rang, âge et nation, ont pris un essor plus élevé, de sorte que pendant que les uns rampent dans le vestibule de l' Edifice, d' autres planent sur son toit. Les écarts des uns dans la société civile ont avili aux yeux du public, souvent imprudent et précipité dans ses jugements, la Société la plus respectable, parce qu'il a fait à cet égard comme il fait quelquefois pour ce qui concerne la Religion qu'il confond souvent avec la conduite répréhensible de quelques ministres qu'elle emploie. Mais cette Société ayant en elle une force propre, n'a point été et ne peut être par là avilie dans son essence, qui sera toujours très respectable. De cette diversité de goût, il a dû résulter pendant le cours de la durée de cette institution, et dans son sein même, des Régimes différents, dont les uns, à mesure qu'ils se sont plus rapprochés du but primitif, auront dû avoir des règles plu,-, austères que ceux qui auront préféré d'en rester plus éloignés. Telles que l'on voit par exemple quelques parties de certains ordres religieux qui ont établi des réformes particulière et plus sévères. sans cesser cependant d'appartenir à leur ordre primitif, mais bien plutôt pour se rapprocher de son primitif.


Cet exposé suffira je pense pour vous porter à examiner sérieusement quel est le régime qui conviendrait le mieux à vos vues et à vos goûts, et je me ferai ensuite un devoir et un plaisir de vous indiquer les portes de celui que vous aurez préféré. Celui auquel je suis attaché (ainsi que MM. de S... à la dénomination particulière de Régime Rectifié. Il n'est pas le plus commode. ni le moins exigeant de tous ; mais s'il exige plus que les autres de ses membres, il leur laisse aussi espérer davantage ; il a ses épines, mais elles ne piquent que ceux qui avec trop de sensualité l' effleurent [sic], ou qui ont l'impatience de les cueillir avant leur temps. Voici, Monsieur, pour aider à vos réflexions, une définition générale de la Maçonnerie dans le Régime Rectifié, qui est le seul dont je vous parlerai maintenant.


La Maçonnerie est une école dans laquelle on éprouve graduellement l'aspirant pour en former un homme moral utile dans toutes les parties de la Société humaine où la divine providence l'a placé, ou voudrait le placer, dans laquelle on le forme sous le voile de divers symboles, emblèmes et allégories propres à exercer son intelligence suivant sa capacité, dont l' étude est adoucie par quelques amusements de société, honnêtes et décents. qui deviennent intéressants par le sel du mystère qui les accompagne. On le forme ainsi s'il ne l'était déjà, ou on le fortifie dans l' amour d'une pratique constante des devoirs religieux, moraux et sociaux, afin qu'il acquiert l'habitude cette vertu aimable et douce, qui plaît partout où elle se montre avec ces caractères, mais qui ne peut mériter le nom de vertu qu' autant qu'elle est fondée sur les bases, inébranlables de la religion chrétienne. Ainsi, quoique la société des Maçons ne soit pas une société religieuse car toute controverse en matière de religion et de politique est expressément défendue dans toutes ses assemblées, cependant les principes maçonniques qui la dirigent sont intimement liés aux principes fondamentaux de la Religion, sans lesquels nulle société particulière ne peut être essentiellement utile. Ainsi, pendant que le corps entier peut se rendre utile par la bienfaisance à la partie souffrante de l' humanité, chaque individu qui la compose peut y trouver aussi pour lui-même un avantage réel et inappréciable pour tout le cours de sa vie, et bien au-delà, s'il sait priser le bien que l'institut peut lui faire.


Voilà, Monsieur, une légère esquisse de la Maçonnerie en général. Je me fais un plaisir de vous la présenter telle que je la connais, je souhaite qu'elle vous soit agréable. Nous ne proposons à personne de se faire recevoir parmi nous, et en cela nous différons beaucoup des autres, mais nous devons quelques conseils et éclaircissements à celui qui se présente (le Sa propre volonté. Nous devons lui faire entrevoir que la démarche qu'il se propose de faire est beaucoup plus importante que plusieurs ne le pensent, afin qu'il Puisse réfléchir mûrement avant de demander sa réception. Il y a lieu de croire que si partout et en tout temps on eût agi de même, on n’ aurait pas eu besoin de réforme, et la société aurrait eu dans son sein moins de membres qui la déshonorent. Cependant malgré ces précautions il y a peu de loges, dans tout régime indifféremment, qui puissent se féliciter , au même degré de tous les membres qu'elles reçoivent ; mais, Monsieur, ce que les forces réunies de la Religion ne peuvent faire Sur certains hommes, doit-on se le promettre de celles moins puissantes d' un institut particulier ? Un nouveau reçu doit donc tirer le rideau de la charité fraternelle sur les défauts de ceux-là, et chercher vers d'autres ses modèles, car je puis vous dire avec vérité que ceux-là restent fort longtemps, si ce n'est pas toute leur vie, dans le vestibule, quoiqu'ils soient quelquefois fort avancés en grades ou en dignité dans l'institut.


Si après cet exposé vous persistez, Monsieur, dans le dessein que vous m'avez annoncé, je dois vous faire remarquer qu'il n'y a nulle nécessité pour un homme de se faire recevoir Maçon, mais qu'il est de la plus grande importance pour un homme marié de ne faire aucune démarche essentielle qui puisse altérer le moins du monde ]'union dans sa maison. Bien des femmes Ont un préjugé contre la Maçonnerie ; tout injuste qu'il est, un homme sage ne doit pas le heurter de front. Parmi les femmes qui chérissent leur époux, il y en a qui regardent comme un temps enlevé aux douceurs de leur union celui que le mari destine à une association étrangère ; elles craignent quelquefois que ce qui est un bien apparent ou ne présente qu'un amusement honnête ne devienne une cause de dissipation nuisible de manière ou d'autre au bien commun de la maison. J' ose vous assurer que ces craintes sont sans fondement, mais on doit les excuser chez celles qui sont les premières victimes de leurs préjugés, et on doit agir à leur égard avec toute la prudence que suggère l'amitié. L'homme honnête qui s'est choisi une compagne doit lui rendre autant qu'il peut la vie douce, et ne la pas semer sans une nécessité absolue d'aucune amertume ; le bonheur n'existe que là où on le procure à tout ce qui nous environne. Le vrai Maçon doit être fidèle sujet, bon mari, bon père, bon ami, enfin il doit être tout ce que lui inspire l'amour de la vertu et de ses devoirs : voilà ses caractères essentiels. S'il ne les a pas, ou s'il ne les acquiert pas, il court grand risque de déshonorer la société en se déshonorant lui-même. Vous avez, Monsieur, le bonheur d'être uni à une épouse aussi respectable qu'elle est aimable, et je crois qu'avant de prendre aucun engagement à cet égard, il vous serait prudent de vous assurer de ses dispositions là-dessus. Si elle y répugne, suspendez vos résolutions, et attendez un temps plus convenable. Ne cherchez point à arracher un consentement qui ne pourrait tranquilliser une âme honnête qu'au tant qu'il serait accordé par l'amitié, et dirigé par la confiance. Lorsque vous aurez été reçu dans la société, redoublez s'il se peut d'attachement, de soins et de vertus ; vous lui prouverez alors que la société est utile de plus d'une manière, et que son consentement vous a été profitable. Si au contraire, comme je le pense d'après les idées que j'ai conçues de sa manière de penser et de son caractère, qui me paraît la mettre au-dessus des préjugés de cette nature, Madame votre épouse n'est point contraire à votre désir, vous pouvez me communiquer le résultat de vos propres réflexions, j'attendrai d'en être instruit pour proposer les scrutins d'usage en pareil cas.


Je vous prie, Monsieur, de ne pas donner de publicité à cette lettre qu'une estime particulière a dictée, de peur que si elle venait à la connaissance de quelque Maçon, elle ne blessât, contre mon intention, ceux qui pourraient se reconnaître à certains portraits.

 

 

 

 

Par loup blanc
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Mardi 20 mai 2008

Ce travail m'a beaucoup plu , et avec l'accord de mon F.: Eric , je vous en fait profiter.
Il est toujours intérressant de connaître et re-connaître les filliation....

Sur le chemin du Parvis

 

 

A ceux qui cherchent…

 

Ce travail s’intitule « Sur le chemin du Parvis ». Il mêle l’histoire et les mythes.

Son objet est d’évoquer dans ces quelques lignes les influences, proches et lointaines, issues de l’antiquité léguées à la maçonnerie.

 

En effet, la Franc-maçonnerie se considère comme l’héritière d’une très longue tradition initiatique car ces connaissances remonteraient aux sociétés secrètes de l’Antiquité.

 

Les rituels ont été calqués sur de nombreux mythes (mythe voulant dire : récit en grec), sur les croyances religieuses et sur une histoire imagée reposant sur de nombreux symboles comme on en trouve à toutes les époques et dans toutes les cultures.

 

Les Mystères d’Eleusis, la légende égyptienne d’Osiris ainsi que le culte de Mithra dans l’Empire Romain ont constitué les principaux tissus d’inspiration privilégiés qui servirent de toile de fond aux premiers textes Maçonniques.

 

Jadis durant l’antiquité, les nombreux cultes à mystères s’articulaient principalement autour du secret d’une série de processus initiatiques visant essentiellement à transmettre à une élite, un savoir en passe d’être définitivement perdu.

 

Commençons par « Les Mystères d’Eleusis » :

Ils font partie des rituels les plus profonds et les plus secrets de la religion grecque. C'étaient eux, pensait-on, qui « constituaient le ciment de la race humaine ». Il était donc essentiel d'en célébrer chaque année les rites.

Les Grecs, en effet, estimaient que les enseignements les plus sacrés ne pouvaient être communiqués qu'à ceux qui étaient passés du monde profane au monde divin grâce à l'initiation.

De la même façon, non seulement les oracles, mais beaucoup de poètes et la plupart des philosophes usaient de symboles, d'allégories et parfois d'énigmes tels qu'ils n'étaient compris que de ceux qui en étaient dignes.


Les initiés étaient considérés comme des êtres d'une essence supérieure, car ils avaient eu une vision de la vie dans l'autre monde; l'âme, immédiatement après la mort, errant dans les ténèbres, et assaillie par toutes sortes de terreurs, avant d'être éblouie par une clarté soudaine et d'apercevoir le séjour des bienheureux.


Tout laisse donc à penser qu'il s'agissait d'un processus de mort suivie d'une renaissance, tel qu'on en trouve dans la plupart des religions traditionnelles. De ce fait, les mystères peuvent non seulement se comparer aux initiations égyptiennes , mais être rapprochés des pérégrinations de l'âme, telles que le décrit le Livre des morts égyptien.

Ces « Mystères » furent célébrés pendant deux mille ans, et ne prirent fin qu'en 396 av. J.-C., avec le sac d'Eleusis par Alaric, roi des Goths.

Les mystères d'Eleusis procèdent du mythe de Déméter.


La déesse, ayant perdu sa fille Koré (Perséphone), enlevée par le dieu des Enfers, Hadès (Pluton), et ayant appris que Zeus lui-même avait décidé cette union, décida de ne pas regagner l'Olympe.

Prenant l'apparence d'une vieille femme, elle s'arrêta à Eleusis, où elle accepta de nourrir le dernier-né de la reine, Démophon. Afin de rendre l'enfant immortel et éternellement jeune, elle le cachait la nuit dans les braises du foyer.

La reine, ayant découvert ce que faisait la déesse, s'affola, et interrompit le processus d'immortalisation.

La déesse, apparue dans toute sa splendeur, déplora l'aveuglement des hommes et demanda qu'on élevât un temple et un autel, où elle enseignerait ses rites aux humains.

Ayant obtenu de Zeus le retour de Perséphone - qui ne passerait plus que les quatre mois d'hiver auprès d'Hadès et le reste de l'année à la surface du sol -, Déméter regagna l'Olympe, tandis que la terre desséchée reverdissait.

Mais à l’avenir, une déesse olympienne bienveillante régnerait sur les enfers et y accueillerait les initiés.


Dès lors furent honorées à Eleusis les deux déesses de la terre féconde.

Ce mythe permet d'approcher la signification probable des mystères; il s'agirait, après des purifications préalables, d'un processus de régénération, de modification radicale de la condition humaine, grâce auquel l'initié recouvrait une immortalité perdue, devenue seulement potentielle.

Les mystères procuraient donc aux individus les plus évolués spirituellement ce que la religion officielle ne pouvait leur donner; ils en étaient le complément et l'on comprend à la fois l'attrait qu'ils exercèrent et le secret que l'on gardait sur eux.

Les initiations «éleusiniennes» étaient ouvertes à tous ceux qui parlaient grec - hommes et femmes, y compris les esclaves - et qui n'avaient pas commis de meurtre.

Les candidats devaient participer d'abord, au printemps, aux « petits mystères », rites purificatoires, avant de se présenter aux «grands mystères», qui avaient lieu à l'automne et duraient huit jours ; ils comprenaient un bain rituel dans la mer, une procession solennelle d'Athènes à Eleusis, suivie d'une journée de jeûne et de purification.

Celle-ci culminait dans la révélation soudaine d'objets sacrés, violemment éclairés, accessible seulement à ceux qui avaient été initiés l'année précédente.

 

Sachant que ces mystères procèdent du Mythe de Déméter nous y retrouvons le lien et les origines égyptiennes :

 

Venue du delta du Nil, Déméter serait la traduction grecque du personnage d’Isis : la recherche de sa progéniture (qui est une fille) correspondrait à celle d’Osiris par Iris.

La ressemblance dans les rituels nous permet de constater que durant les mystères on enseignait aux néophytes comment éviter les pièges des Enfers, ce qui fait penser au Livre des Morts égyptien.

 

Mais revenons à Osiris et sa légende :

Garant de la survie humaine après la mort, et dieu du renouveau, Osiris, le roi juste et bon des royaumes souterrains, avait l'apparence d'une momie de pharaon, bras croisés sur la poitrine. Le pharaon mort, puis, avec le temps, tous les défunts, furent considérés comme des Osiris, promis à la renaissance spirituelle et à l'éternité s'ils se conformaient à l’enseignement du dieu.


Fils aîné de Geb et de Nout, Osiris voit le jour à Thèbes, en Haute-Egypte. A l'annonce de la nouvelle de sa naissance, Rê se réjouit. Quand son père Geb se retire au ciel, Osiris lui succède en qualité de roi d'Egypte et épouse Isis, sa sœur. Issus du ciel et de la terre, Osiris et Isis sont le premier couple de rois-dieux à vivre parmi les hommes.

Osiris est un souverain éclairé et on le désigne bientôt sous le nom d'Ounophris, "l'Etre bon". Mais il ne tarde pas à être la victime d'un complot organisé par son frère Seth, incarnation du désordre. Au cours de la vingt-huitième année de son règne, alors qu'Osiris revient victorieux d'une longue campagne de conquêtes, Seth profite des fêtes organisées à cette occasion pour inviter son frère à un banquet. Au cours de la soirée, il capture Osiris et l'enferme dans un Grand coffre qu’il jette dans le Nil.


La douleur d'Isis à la nouvelle de l'assassinat d'Osiris par leur frère commun est immense. Elle coupe aussitôt ses cheveux, déchire ses vêtements et part à la recherche du coffre dans lequel "l'Etre bon" a été enfermé.


Entraîné à la mer, le coffre a été porté par les flots jusque sur les côtes de Phénicie, au pied d'un tamaris qui, croissant avec une étonnante rapidité, le cache désormais entièrement dans son tronc. Malcandre, roi de Byblos, pour étayer le toit de son palais, donne alors l'ordre d'abattre l'arbre. Celui-ci se met à répandre une senteur exquise dont Isis entend parler et dont elle comprend aussitôt la signification. Sans tarder, elle se rend en Phénicie où on lui remet la colonne miraculeuse. Elle en retire le cercueil de son époux qu'elle arrose de ses larmes, le ramène en toute hâte en Egypte et le tient caché dans les marais de Bouto afin de le soustraire aux entreprises de Seth.

Mais ce dernier le retrouve au cours d'une partie de chasse. Pour anéantir à tout jamais son frère, Seth décide d'en découper le cadavre en quatorze morceaux qu'il disperse à travers la campagne.

Sans se décourager, Isis se met à la recherche des précieux débris et les retrouve tous, à l'exception du phallus qu'un poisson du Nil (que l’on dit être une incarnation de Seth), à jamais maudit pour ce crime, a entièrement dévoré.

La déesse reconstitue le corps d'Osiris, en rajustant adroitement les fragments l'un à l'autre. Son neveu Anubis les momifie, puis la déesse magicienne, aidée de sa sœur Nephthys, de Thot, le vizir du défunt et d'Horus, son fils conçu par union avec le cadavre de son mari, redonne le souffle de la vie à Osiris à l'aide de formules magiques. Pour la première fois, les rites de l'embaumement qui rendent la vie éternelle ont été pratiqués.

Ressuscité et désormais à l'abri de la mort, Osiris quitte la terre pour se retirer dans les "Champs élysées" et laisser le trône terrestre à son fils Horus. Ce dieu au corps d'homme et à tête de faucon deviendra alors le modèle parfait de tous les rois à venir. Quant à Osiris, il règne depuis sur l'Au-delà.

Seth était la représentation des ténèbres, mais aussi de la Lune. Alors qu’Osiris lui était l’incarnation du soleil et du renouveau, malgré sa filiation d’avec la mort.

 

C’est alors qu’il réaparait sous les traits du Dieu Soleil en Inde et en Perse sous le nom de Mithra.

 

Il était le fils d'Ahura M

āzdā qui semble avoir été originellement un dieu cosmique. Mithra était alors étroitement apparenté au Soleil et, dans la Perse antique, il était vénéré tout autant qu'Ahura Mazdā. Les Zoroastriens ont substitué le culte d'Ahura Māzdā en tant qu'Être Suprême à celui de Mithra, le Dieu Souverain. Pour cela leur religion est appelée "Mazdéisme".

 

Le culte de Mithra, même s’il n’en reste presque plus rien aujourd’hui, fut pourtant une religion importante dans le monde romain. Ce culte fut l’une des premières grandes religions monothéistes. Réservée uniquement aux hommes, secrète et fortement hiérarchisée, cette croyance ne put résister au christianisme. Le mithriacisme a tout de même laissé des traces permettant de reconstituer l’histoire d’une religion complexe qui aurait peut-être pu devenir la nôtre.


Ses origines remontent à l’Antiquité, la Perse comptait trois grandes religions: celle des mages, celle du peuple et celle du roi où Mithra apparaît pour la première fois sous le règne d’Artaxerxés II (- 360 av J.-C.).

 

En védique (forme archaïque du sanskrit), Mitra signifie “ami” ou “contrat”, il est ainsi pris à témoin des serments et engagements, mais à cette époque Mithra n’est pas encore adoré dans un culte consacré à lui seul.


Plusieurs circonstances permettent à ce culte de s’étendre. La conquête de l’Empire perse par Alexandre amène le culte dans le monde hellénistique grâce aux aristocraties de souches iraniennes qui gardent leurs anciens dieux.

 

Les pirates ciliciens (région du sud de la Turquie asiatique), capturés par Pompée, sont les premiers à introduire dans le monde romain le culte de Mithra, en 67 avant J.-C. d’après Plutarque. Ils pratiquaient des sacrifices et un rituel initiatique dans les grottes de leurs montagnes.

 

Puis les légionnaires romains importent Mithra en Italie à l’époque flavienne.

Les soldats le considéraient comme leur protecteur.

 

Ainsi, au 2ème siècle après J.-C., le culte s’implante à Rome et en Italie, et surtout dans les colonies militaires, les villes de garnison, en Afrique, en Bretagne, en Gaule, sur les bords du Rhin et du Danube.

 

Pour plaire aux soldats, Commode se fait initier au culte, suivi par ses successeurs. Le culte faillit devenir la religion officielle sous Aurélien. L’empereur Julien fut aussi un adorateur de Mithra et il essaya, un peu tard, de substituer le culte de Mithra au christianisme, qui connaît lui aussi une grande expansion à cette époque.

 

Le culte n’acceptant pas les femmes, n’ayant pas réussi à trouver beaucoup d’adeptes dans les couches populaires et étant un culte de petites sociétés, il ne peut devenir une religion de masse.

 

De plus on reproche aux mithriastes d’adorer un dieu venu de Perse, ennemi héréditaire des Romains.


L’empereur Constantin, le premier empereur chrétien, interdit, en 324, les sacrifices.

 

Comme le culte de Mithra reposait essentiellement sur un sacrifice sanglant, le culte fut poursuivi systématiquement.

Les chrétiens accusaient aussi le culte d’être une religion des ténèbres puisqu’il se passait dans des cryptes et des antres souterraines. Le culte de Mithra a donc décliné peu à peu. Puis il dut laisser sa place au christianisme et disparaître au 4ème siècle.


Le culte se déroulait dans un Mithraeum, un endroit généralement souterrain de la forme d’une caverne en souvenir de l’époque où les pirates pratiquaient le culte dans des grottes.

 

Le Mithraeum était aménagé comme une salle à manger avec des bancs de pierre le long des murs.

Au bout du couloir formé par les bancs se trouvait la statue ou le bas-relief représentant le sacrifice du taureau.

Mithra y était généralement représenté tuant un taureau et portant le bonnet phrygien (coiffure semblable au bonnet d’affranchi). Il aurait tué l’animal qui symbolise les forces du mal pour sauver la création. Le sang du taureau aurait apporté la végétation et nourrit les espèces animales.

Après avoir tué le taureau, Mithra serait monté sur le char du Soleil.


Le culte était secret, réservé aux hommes et comprenant sept degrés d’initiation.

Pour y participer il fallait être initié après avoir été interrogé, sondé et informé du mythe et des rituels.

 

Il fallait ensuite passer des épreuves d’endurance physique les yeux bandés dont faisaient parti des épreuves de résistances au feu et au froid et des simulacres de mort.

 

Chacun des grades était assimilé à une planète et à des responsabilités. Ils avaient aussi chacun un costume. Les initiés partageaient un repas à la suite d’un sacrifice rituel.

Le repas devait être précédé d’une explication du mythe de Mithra avec une lecture de textes sacrés.

 

D’un point de vue calendaire : le mois de Juillet était consacré à Mithra.

On peut remarquer des similitudes avec le christianisme, en effet le dimanche était spécialement célébré (jour du Soleil), le 25 décembre était fêté comme l’anniversaire de Mithra ainsi que celui du Soleil et lors des rituels on partageait le pain et l’eau.


En somme, le culte de Mithra a connu une expansion extraordinaire parallèlement au christianisme grâce aux conquêtes de l’Empire romain et aux échanges commerciaux.

 

Le fait que ce culte soit secret, exclusivement masculin et fortement hiérarchisé n’est pas sans rappeler, vous l’aurez remarqué, les bases de la Franc-Maçonnerie.

De même, que les rapprochements évoqués dans le cheminement historique, mythique et théologique précédent.

 

 

D’un point de vue plus général en se recentrant sur la maçonnerie, les énigmes que l’adepte pénétrait tout au long de son périple initiatique étaient liées autant aux éléments dissimulés de la vie terrestre et de la nature qu’à ceux de l’au-delà.

 

Les cérémonies qui duraient en général plusieurs jours et qui réclamaient une longue préparation psychique et physique culminaient par des épreuves chargées de tester les qualités propres à chaque individu.

 

Devenu initié, l’adepte se sentait alors l’héritier provisoire d’un savoir lié à une sorte d’immortalité. La mort n’était plus perçue comme une inéluctable fatalité mais devenait désormais pour celui qui savait un simple passage transitoire d’un état vers un autre, menant vers une vie nouvelle dans une autre dimension de l’espace-temps.

 

Le principe de l’immortalité de l’âme qui se manifestait à l’initié lors d’un rituel spécifique lui offrait toute la mesure de son potentiel passé, présent et futur.

 

Au cours des siècles et tout au long de la longue marche de l’Humanité, les principales religions traditionnelles se sont appropriées quelques-uns de ces principes antiques et les ont façonnés à leur propre identité culturelle.

 

 

Aujourd’hui au moyen du langage symbolique et d’outils fictifs, le maçon initié poursuit l’objectif d’achever par allégorie le temple de Salomon et travaille chaque jour à la construction de son propre temple intérieur : une œuvre qu’il devra réaliser en harmonie avec ses connaissances et ses moyens propres.

 

L’initiation quelle qu’elle soit, est une sorte d’invitation à la recherche d’une vérité. Elle n’est pas l’ultime Vérité absolue car elle reste toujours fondée sur différentes sources d’inspiration. L’une d’elles reprend par exemple les voies de l’ésotérisme chrétien banni comme on le sait par l’autorité de l’Eglise. Mais il existe d’autres religions où figure une voie ésotérique : le Judaïsme par exemple, avec sa démarche kabbalistique, tout autant que l’Islam avec le soufisme ainsi que le chemin d’illumination du Bouddhisme…

 

Toutes ces voies, comme d’autres plus subtiles mènent au sentier des connaissances supérieures.

 

Il existe aussi une piste philosophique issue pour une bonne part de la pensée grecque et pythagoricienne et ce n’est pas la plus négligeable.

 

Tous les royaumes des cultures offrent, par leur diversité et leurs différentes traditions préservées au cours des siècles, des formes plus ou moins sophistiquées de méthodes menant à l’Initiation, ayant pour point commun le respect du serment du silence.

 

Dans l’Antiquité, trahir un secret s’était se trahir soi-même. Cet acte pouvait être sanctionné par la peine de mort et se soldait au minimum par la saisie des biens de celui qui avait trahi la confiance et les espoirs de ses frères.

 

Ce serment était si important que nous ne savons aujourd’hui que très peu de choses sur les mystères de l’Antiquité. Cette solidarité dans le silence donnait à l’initié un sentiment d’appartenance à un groupe soudé et fermé.

 

On comprend dès lors pourquoi, l’impression de posséder, en exclusivité, un savoir secret auquel la masse n’avait pas accès (où du moins très difficilement) renforçait la notoriété de tout le système.

 

Si la plus grande partie du contenu des Mystères de l’Antiquité a disparu, la voie de l’hermétisme pour sa part a pu être préservée à travers d’authentiques courants initiatiques qui furent diversement récupérés.

 

L’impression, pour le maçon que je suis, est que la Franc-maçonnerie y a trouvé une source fertile qui l’a nourrie de divers rites et d’enseignements les plus riches.

 

Même si dans mes lectures beaucoup de chercheurs ont repoussés cet apport essentiel ou du moins ont minimisé son influence aujourd’hui, la tradition hermétique demeure le centre de connexion de tous les messages initiatiques au travers toutes les formes d’initiation.

 

Si la Franc-maçonnerie a toujours tenté de rattacher aux plus hautes traditions son origine, elle distille en fonction des grades les preuves de ces dernières et occulte volontairement une partie de ses sources.

 

Néanmoins, quelques auteurs spécialistes de la période du Moyen Age ont tenté de retrouver dans plusieurs sociétés secrètes le culte mystérieux, les formes merveilleuses et emblématiques empruntées à toutes les religions antiques, dont celles de l’Egypte et de l’Inde,… aux origines de la Franc-maçonnerie qui fut en partie orientale. Sachant que sa méthode d’enseignement, se réfère aux bâtisseurs de cathédrales.

 

Rappelons simplement que le désir religieux de multiplier ces édifices avec l’aide financière des Templiers fit naître une nouvelle corporation au caractère initiatique :

 

Les Compagnons. Qui jouirent très vite d’une haute estime.

Leur usage était de former autour de l’édifice en construction une enceinte composée d’autant de cabanes qu’il y avait d’ouvriers.

 

 

L’architecte en était le chef. Il établissait un surveillant par dix maçons. Un signal convenu les appelait à l’ouvrage, un autre annonçait la cessation des travaux. Tous se donnaient le nom de « frères », vivaient en bonne intelligence et se protégeaient mutuellement. Mais il s’agissait toujours de Loges opératives, sans soucis de débat intellectuel ou philosophique qui apparurent sous l’impulsion des Maçons spéculatifs et des Frères Rose Croix.

 

Ceux-ci s’affilièrent dans ces loges au cours du 17ème siècle, particulièrement en Angleterre mais déjà depuis très longtemps en Ecosse. Un autre élément souvent négligé indique que c’est surtout au pape Boniface IV que la Maçonnerie fut redevable de l’accroissement qu’elle prit à cette époque.

 

Afin d’encourager et d’accélérer les constructions pieuses, il rendit en 1614 une bulle par laquelle il accordait aux maçons (opératifs) et à tous les fidèles qui s’adjoindraient à eux des prérogatives et des indulgences.

 

Dès lors, pour avoir droit aux grâces et aux bénédictions du Saint-Siège, on vit accourir de partout de riches seigneurs et des guerriers qui avaient déposés leurs armes. Tous se soumettaient à la discipline de l’association, et obtenaient d’y être admis sous le titre de maçons libre ou « free masons ».

 

Certains prétendaient que Jacques de Molay, dernier Grand maître de l’Ordre du Temple, étant venu à Paris d’après les ordres du Pape, fut emprisonné à la Bastille.

 

Du fond de sa cellule, il créa quatre loges mères, à savoir : pour l’Orient, Naples ; pour l’occident, Edimbourg ; pour le Nord Stockholm et pour le Midi, Paris.

 

Le lendemain de l’exécution de Jacques de Molay, le chevalier Aumont et sept Templiers déguisés en maçons vinrent recueillir les cendres du bûcher. C’est alors que s’organisèrent les quatre Loges de Francs-maçons créées par le Grand-Maître.

 

Il reste que de tout temps et partout sur le globe les Initiés ont continué à se reconnaître au moyen de signes particuliers variant selon le grade dont ils étaient revêtus.

 

Les hauts principes de la Franc-maçonnerie ne faisant que reprendre ces très vieilles traditions qui rappelaient anciennement quelque soit l’individu, le lieu, les circonstances et ses croyances, qu’il devait aide et assistance à un de ses Frères en danger.

 

Sur un champ de bataille, un frère se doit toujours d’épargner le sang d’un autre frère, même si ce dernier est son ennemi.

 

Ce fut le cas à Waterloo, en 1815, entre les troupes anglaises et françaises, comme durant la seconde guerre mondiale ou encore de l’autre côté de l’Atlantique durant la guerre d’indépendance qui opposait les Anglais aux Américains.

 

En toutes circonstances et de tout temps, suivant la tradition le Maçon est tenu d’écouter le cri de détresse de celui qui est en danger.

 

Le compagnonnage est un groupement dont le but comme en partie en Maçonnerie est : l’entraide, la protection, l’éducation, la transmission des connaissances entre tous ses membres.

 

Ou devrais-je dire la Maçonnerie est un regroupement dont le but est comme en partie le compagnonnage : l’entraide, la protection, l’éducation, la transmission des connaissances entre tous ses membres.

 

De ce fait, on peut très bien imaginer que cette aspiration ait existée avant le pain et le compas, et il faut bien admettre qu’elle existait, dans sa forme la plus pure, avant l’humanité, c’est-à-dire dès le début des êtres vivants.

 

Elle a probablement pour origine les grands travaux de construction de l’antiquité. Ceux-ci ont nécessité l’organisation logistique et technique des chantiers et l’utilisation d’ouvriers itinérants ou importés avec les armées ; autrement dit : depuis les premières civilisations sumérienne, babylonienne, égyptienne, et celles qui suivirent…

 

Aujourd’hui à l’occasion de nos travaux en Loge, la Maçonnerie a adapté sur le plan spéculatif certaines pratiques et usages que les premiers constructeurs des civilisations successives, maçons et tailleurs de pierre avaient depuis très longtemps…

 

Aussi, ne serait-ce que pour le chemin parcouru et le legs dont ils nous on gratifié, soyons conscients que nous leur devons cette connaissance ancestrale pour être capables de distribuer à nouveau cette re-connaissance dans nos ateliers…

 

J’ai dit

 

 

F.: Eric                    
mai 2008

 
La lumière a l'âge du soleil.....et les cherchants se suivent sur ces mêmes rayons....
Merci Eric.

Par loup blanc
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Samedi 19 janvier 2008

Si...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Rudyard Kipling

Tout est là !.....   Poème magnifique , fort et intemporel . 
A connaître et comprendre....faire connaître et faire comprendre....

A tchao           Loup Blanc

Par loup blanc
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Jeudi 13 décembre 2007
10.jpg Bonjour à tous.:.

Dans le labyrinthe initiatique ,les couloirs sont étroits et en son centre, la lumière par son éclat nous impose la prudence et le dicernement. Au sein du sacré,beaucoup de perséverance et l'aide d'un rituel agira sur notre esprit pour que cette lumière,notre âme,soit mise au grand jour. Pour que nous résonions à l'unisson. Ame,corps et esprit.

Ce chemin, il passe par le sacré.

Le sacré est un lieu intemporel et illimité, employant quelques artifices qui agissent sur la perception de ce qui nous entoure (bougie, figure symbolique, pénombre, meubles et participant ordonné dans l'espace etc...). Ce lieu est intemporel car sorti du temps profane, illimité car dépassant les frontières spatialles nous entourant. Il est bien dit que nous travaillons de midi à minuit , dans les six directions qui englobent l'univers,à chercher ou ressentir la 7èm.Car le but de cette mise en situation,est la conscience universelle pour une prise de consience personnelle....Tout est là pour nous y aider...

De fait,dans un lieu sacré, un enseignement est donné, ou distillé.

Pour simplifier nous pouvons dire que si il est donné, on est dans une démarche exotérique, alors que si il est distillé, on est sur la voie ésotérique.

L'exoterisme est la partie visible de l'iceberg,là où une doctrine donne l'axe principal de pensée. La règle.

L'ésotérisme,loin d'étre une ligne droite imposée, est un labyrinthe offert aux cherchants.

Et pour que l'enseignement soit reçu dans l'ordre et au bon moment, il a été fait en sorte que chaque étape soit cloisonnée.Et les clefs de chaque porte ont été soigneusement masquées derrière des symboles pour faire vivre les épreuves à l'adepte.

C'est le principe de l'initiation...

 

Ainsi ,pour travailler sur soi et donc sur et avec son esprit, une grande abgnégation est nécessaire.

Car bien avant le concept de l'âme immortelle et immuable en tant que partie du divin contenue en chacun de nous, les philosophes ont cherché à travailler sur l'esprit et à enseigner leur méthode.

C' est le fondement de la spiritualité.

Cette quête qui se confond avec la recherche de purification de l'âme ne doit pas nous faire confondre ses deux entitées bien distinctes.

L'ame,je me répète , est immuable, divine, partie du tout et porte intérieure de l'infini innomable.

L'esprit est ce qui la recouvre, tantôt noir, tantôt blanc, toujours en relation avec le corps et sans cesse soumis aux contraintes extérieures.

Le paradoxe étant que pour élever l'âme, il faut plonger au coeur de soi. La 7èm direction...

Depuis les époques très anciennes,où l'enseignement était oral,les penseurs,qu'ils soient prètres,philosophes ou chamanes,ont usés de métaphores et de symboles pour transmettre leurs idées sur la voie à suivre.

Avec l'apparition des religions qui avaient une méthode toute faite, appuyée par un livre et des écrits, les anciens ont du se réfugier dans le secret.

Leur méthode, exclusivement orale, ont du être transmise par tout un tas d'artifice empreint de mystère. Les symboles déjà utilisés se sont répandus.Car ils servaient à masquer,aux yeux des profanes,les enseignements des maîtres.


 Encore faut-il que cet enseignement soit mis en pratique,que tel les disciples d'Hermes(les alchimistes),nous utilisions le laboratoire pour l'operatoir.

Il est sûr pourtant,que certain d'entre nous ,sont plus ou moins attirés par cette forme de transmission. Par leur empathie,ils ressentent les choses plus facilement et se noient un peu dans les figures imposées. Leurs qualités de coeur ne pourra que rendre légitime l'instruction qu'il donneront à ceux demandant à s'élever.

Car transmettre est une évidence quand on à franchi un cap.
Quel est ce Cap ? me dirriez vous.....

Pour ce qui est de le nommer ,je vous propose...amour.

 


        104.jpg
 
 L'âme ourdit tout...........................................l'amour dit tout

 

 

Je remerci tout ceux qui on fait l'effort de lire mon article jusqu'au bout. Les petits bonus sont pour vous......

 

 

Freres des jours passés

Nous n'avons pas oubliés

Votre message si secret

Nous l'avons étudié

 

Au coeur de la montagne sacrée

silencieux sous la voùte étoilée

nous avons entendu et écoutés

pour que la parole soit perpétuée.


A tchao                                 Loup blanc

Par loup blanc
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Vendredi 9 novembre 2007

Pour vous faire patienter.En attendant un article sur Howard.Je vous envoi ce petit poème perso.

Du silence à la parole

Sur un arbre au milieu d’un chamP

Instruit du long chemin qu’il suivrA

L’oiseau pour la première fois a pris l’aiR

Et pars vers le midi en solO

Nous pourrons le voir la-haut dans le cieL

Comme chacun des frères poursuivre la routE

Eux les initiés, en quête des lumièreS

                                Loup blanc

Par loup blanc
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Jeudi 27 septembre 2007
images-2.jpg                                           

Il était une fois un apprenti joaillier. Ce garçon était un très bon ouvrier, travailleur et passionné. Il savait manier ses outils avec la dextérité de ceux qui aiment leur métier.

 

Un jour vint où il voulut travailler sur son chef-d’œuvre. Dans son esprit seul le diamant figurait la perfection et il décida de tailler la plus parfaite des pierres.

 

Jour après jour, usant de son savoir et de tous ses précieux outils il tailla, tailla sans relâche. Il voulait un diamant aux milles facettes pour pouvoir l’assembler avec n’importe quelle parure.

 

Mais les jours passaient et de la pierre brute d’origine, aucun diamant ne sortait qui lui plaise.

 

Ses acolytes le voyaient faire et le félicitaient sur son travail et sur sa pierre. Ils ne connaissaient pourtant pas son but …….et lui continuait son œuvre.

 

Au bout de plusieurs mois, son maître vint à lui. Très étonné par son insistance à tailler encore et encore, ce qui réduisait d’autant la dimension du bijou.

 

C’est ainsi que le maître lui demanda :

  • Pourquoi t’acharnes tu à tailler cette pierre magnifique ?

  • Maître, je veux obtenir un diamant des plus pur et ma pierre n’y ressemble toujours pas.

  • Alors, il faut que tu m’excuses ! Il y a longtemps maintenant que j’aurai dû te questionner sur ton modèle et sur ton objectif.

Ta pierre est magnifique, mais tu n’obtiendras jamais un diamant en taillant un rubis !!!!

                                                           Loup Blanc

Par loup blanc
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Samedi 22 septembre 2007

ROSE.jpg
voyage

 

 

Au matin

il est allé sur les terres de son père.

Il lui a expliqué

qu'il ne pouvait pas vivre

à travers lui.

Il a demandé à son père de le tuer

mais il n'a pas voulu.

Sur le chemin du retour

il s'est arreté sur l'île

où demeure sa mère.

Il lui a dit de ne plus vivre pour lui.

et lui a demander de le tuer.

Mais elle n'a pas voulue.

De retour au foyer,

il a parlé à sa femme.

Tu ne m'appartiens pas

lui a-t-il expliqué.

Vis sans aucune dépendance ,

et il lui a demandé de le tuer.

Elle n'a pas voulue .

De même avec son enfant ,

soleil de sa vie ,

a qui il a demontré

que s'il était père

il n'etait pas dieu .

Et il lui a demandé de le tuer.

Elle n'a pas voulue.

Comment leurs dire que

si l'amour qu'il leurs porte

est comme des bracelets à ses poignets

l'amour qu'ils lui portent

en sont les chaînes .

Alors il est allé voir ses freres.

Apres leurs avoir fait part de sa quête ,

ils l'on ramenés au coeur de son voyage

et là... hors de l'espace et du temps

ils l'on tué, pour qu'il vive...........................


                                                              Loup blanc

Par loup blanc
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