Je viens de recevoir ce travail très bien fait et j'ai eu
l'autorisation de vous en faire profiter....
C'est peut être un
peu long en une fois, mais rien ne vous empêche d'y revenir à votre guise....
Bonne lecture.
LA FETE DE LA St JEAN
D’HIVER
La Saint-Jean d'hiver a lieu le 27 décembre, trois jours après Noël et six jours
après le solstice d'hiver (le six symbolise un passage). Elle fête saint Jean l'évangéliste, auteur de l'Évangile du même nom et de l'Apocalypse. Il est opposé à Saint-Jean Baptiste dont la fête
est célébrée le 24 juin, trois jours après le solstice d'été, première phase de déclin du soleil.
Les deux Jean, opposés sur le calendrier et opposés dans les phases ascendantes
et descendantes du soleil, représentent la dualité de l'être, l'homme vieux (Saint-Jean Baptiste) habillés de poils de chameau etmangeant du miel et des sauterelles, annonce et fait place à
l'homme neuf Jésus/Jean l’Evangéliste. Le soleil vaincu annonce le soleil vainqueur.
Cette Saint-Jean d'hiver est une fête solaire, on y célèbre la victoire de la
lumière sur les ténèbres : « et tenebrae fam non comprehenderunt ». C'est à partir de ce jour que le soleil gagne sur la nuit. C'est une fête que l'on célèbre par des feux, source de vie et de
chaleur.
Les Celtes célébraient la « Modra Necht », ou solstice d'hiver qui donnait lieu à
la cueillette du gui suivant un certain rituel. Le gui coupé,le druide s'exclame:« O ghel an heu! » c'est-à-dire « le blé lève », l'expression que nous connaissons comme « au gui l'an neuf !
». C'est une fête de régénération et de réunion.
LES LOGES DE
SAINT-JEAN
Pour Oswald Wirth, maître réputé en maçonnerie, il n'y a pas de doute ; ce
vocable de loges de Saint-Jean dérive du titre que portait au Moyen Âge les corporations constructives : les confraternités de Saint-Jean.
Mais une filière tout à fait logique résulte du fait que Saint-Jean était honoré
dans le domaine du peuple, où seront développés « les Francs Métiers » et en particulier la franc-maçonnerie. Cet hommage résulterait du fait que Jean l'évangéliste était le patron des Templiers.
Ceux-ci vénéraient l'apôtre depuis la création de l'Ordre en 1118 à Jérusalem, quand les fondateurs reçurent leur pouvoir du Patriarche Théoclètes, 67e successeur de
Saint-Jean.
Dans cette invocation à Saint-Jean, les Templiers ne différenciaient pas l'apôtre
et le Précurseur. C'est pourquoi, par la suite, la célébration de la Saint-Jean donnait lieu à des réjouissances populaires avec de grands feux allumés le 24 juin par le Grand Maître ou les
Commandeurs. On retrouve ce même principe dans la fête de la Saint-Jean pratiquer par les Loges Maçonniques à l'orée de la maçonnerie. Ce n'est que le 27 décembre 1561, à York en Angleterre, que
l'on retrouve la première référence de la Saint-Jean d'hiver, avec la présidence de Thomas Sackvill, lors d’une grande tenue solennelle et initiatique.
Comme nous l'avons remarqué, l'invocation de Saint-Jean par les Franc- Maçons,
confond souvent les deux Saint- -Jean : le précurseur et l'apôtre. Le faît est d'ailleurs assez habituel non seulement dans l'esprit populaire mais aussi chez les personnes averties pour qui la
confusion n'a qu'une importance accessoire en raison des affinités symboliques qui existent entre Saint-Jean Baptiste et Saint-Jean l'évangéliste.
LES DEUX Sts JEAN
Les deux Saint-Jean sont donc fêtés en opposition : opposition sur le calendrier
mais aussi opposition dans les phases ascendantes et descendantes du soleil.Le Baptiste annonce la lumière : « Je ne suis pas le Christ, je suis celui qui a été envoyé devant lui. Il faut qu'il grandisse et que moi je diminue ».
Ainsi la Saint-Jean d’été marque-t-elle le moment de l'année ou le soleil
commence à décliner et où les jours diminuent pour faire place à des nuits plus longues. La Saint-Jean d'hiver marque le passage à l'année nouvelle et le retour de la lumière solaire. Les deux
Jean, comme le dieu romain Janus à tête bicéphale, vieille d'un côté et jeune de l'autre, représentent l'homme vieux (le Baptiste), cédant sa place à l'homme jeune (l'évangéliste), l'ancienne
année et la nouvelle, l'avenir et le passé, le passage d'un état à un autre, d'un univers à l'autre, de l'ancienne à la nouvelle alliance. La tête du vieil homme est remplacée par celle de
l’homme nouveau.
Tout passage suppose une porte, un seuil et son gardien. Le gardien du seuil
est
Janus/Jean. Le visage est double : il surveille les entrées comme les sorties
(Janus a donné Janvier, 1er mois de la nouvelle année qui regarde encore la précédente). Il est présent sur tous les lieux de passage. Devant nous la double porte solsticiale : la
porte des hommes et celle des dieux, avec accès à deux voix : celle des hommes et celle des dieux, la voix profane et la voie sacrée, la voix de l'initié et celle de l'aveugle. Ouverture et
fermeture de la porte expriment le rythme de l'Univers, la respiration universelle.Cette porte est la porte de l'Occident, car c'est à son seuil que le soleil se couche, que la lumière s'éteint : au-delà,
les ténèbres du monde profane. Au-dedans, la lumière du sacré.
Rappelons que l'Évangile de Jean est structuré sur le chiffre sacré sept
:
* 7 journées - - 7 voyages -- 7 miracles *
L'Aigle royal par excellence est l'apôtre Jean l'Évangéliste, « l'apôtre au
secret divin » qui a déposé, lors du soir de Sainte Cène, sa tête sur la poitrine de Celui qui, parce qu'il aime, va mourir. Le Christ parlant de sa propre mort annoncera la mission évangélique
des apôtres en disant : « en quelque lieu que soit le cadavre, là se rassembleront lesaigles » (Mathieu,XXIV, 28). Mais ici le Christ identifie les aigles à ceux de ses disciples qui porteront
son message à travers le monde et arracheront à la mort L'Humanité déchue.Le verbe hébreu « connaître » est construit sur deux lettres qui signifient la main et l'oeil. On peut dire que la main est douée de vision et l'oeil d'une certaine qualité de
toucher.
Vision et toucher mènent à la connaissance qui libère. Cette connaissance est
pratique, expérimentale et donc amour. Il y a uneanalogie entre la main et les ailes de l'aigle « plonge au loin son regard ». Cette connaissance de Jean l'évangéliste, le «disciple bien-aimé» est une connaissance
d'amour éclairé envers tous les autres hommes.
LE ZODIAQUE
Le zodiaque est constitué par la bande
circulaire de la sphère céleste (écliptique) que le soleil semble décrire tout autour de la Terre en traversant tour à tour les 12 constellations majeures qui s'y suivent avant de revenir à son
point de départ
Cette conception suppose bien entendu une représentation géocentrique du système
solaire, ou l'ensemble des planètes tourneautour de la Terre qui occupe le centre du cercle Cette conception géocentrique de l'Antiquité ancienne, relevant d'une symbolique lunaire et donc
féminine (ères matriarcales et des déesses- mères créatrices de l'univers) s'est transformée par la suite en conception héliocentrique avec la domination des hommes dieux de
l'univers.
Dans ce trajet, le soleil semble suivre dans le ciel, tout au long d'une année,
la bande circulaire de la sphère céleste à l'écliptique.L'astrologie occidentale a distingué 12 signes qu'elle associe aux constellations.Dans l'ordre, à partir de l'arrivée du printemps se sont
:
- le Bélier du 21 mars au 20 avril, le Taureau du 21
avril au 20 mai, les
Gémeaux du 21 mai au 21 juin.
- le Cancer du 22 juin au 22 juillet, le Lion du 23 juillet au 22 août, laVierge
du 23 août au 22 septembre.
- la Balance du 23 septembre
au 22 octobre, le Scorpion du 23 octobre au 21 novembre, le
Sagittaire du 22 novembre aux 20 décembre.
- le Capricorne du 21 décembre 19 janvier, le Verseau du 20 janvierau 18 février
et les Poissons du 19 février au 20 mars.
Il y a environ 2000 ans, le passage du soleil par son point vernal (équinoxe de
printemps coïncidait avec son entrée dans le signe duBélier. Mais, par suite du phénomène de la précession des équinoxes, le point vernal rétrograde sur l'écliptique à raison de 50° 26’’ par an,
soit de 30° (ou un signe du zodiaque) en 2150 ans.Il se
retrouve donc dans la même position initiale au bout d'une « Grande Année » soit 25 920 années humaines.
Au moment de l'équinoxe de printemps, le soleil ne se retrouve plus actuellement
dans la constellation du Bélier, qui est censée gouvernercette période, mais celle du Poisson avant de passer bientôt dans celle du Verseau. D'où le passage d'une ère à une autre, que l'on
retrouve signifiée dans toute la symbolique religieuse et astrologique.
LE CHRIST ET LE CYCLE SOLAIRE ZODIACAL
Le 23 septembre, à l’équinoxe d'automne, le soleil semble vaincu. La longueur de
la nuit rejoint celle du jour. Dès ce moment, les ténèbres ne cesseront de croître au détriment de la lumière. Toute vie décline. Or, le Christ a dit : « je suis la vie ». Le Christ semble vaincu
; et cela durera trois jours, c'est-à-dire trois mois de zodiacaux, trois signesde la ronde éternelle du zodiaque, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire. C'est la descente du Christ solaire dans
les « signes inférieurs » ad inferos, la descente aux Enfers, au milieu de laquelle l'Église a placé la fête des Morts, la fête des Trépassés.
La flèche qui tue le soleil, nous l'avons sous les yeux, c'est la flèche du
Sagittaire, dernier signe inférieur. C'est encore, dans la scène du Golgotha, la lance du soldat qui perce le flanc du Christ pour en assurer la mort.Mais voilà que, précisément le 22 décembre, le soleil semble s'arrêter dans sa chute. C'est
le solstice d'hiver, hors trois jours après, voici la Noël, la saint Emmanuel « Dieu avec nous » ; le Christ solaire renaît, à minuit dans l'entourage zodiacal que nous venons
d'étudier.
Nous allons alors assister à une remontée qui, elle aussi, durera trois jours,
c'est-à-dire trois mois zodiacaux, trois signes, le Capricorne, leVerseau et les Poissons. Au milieu de ces trois signes se trouve, justement placée, la fête de la Lumière renaissante, la fête
des chandelles, la Chandeleur. (Dans sa symbolique Saint-Jean est le saint patron des fabricants de chandelles).
Mais la victoire n'est pas encore assurée, la durée du journ'atteindra, en effet,
la durée de la nuit qu'à la fin de ces trois « jours » zodiacaux, à l'équinoxe de printemps. Les moines chantent le viligate fratres..... Soyez vigilants, frère car le démon veille. On
doit prier et jeûner, c'est le temps de carême.
Enfin, voici l'équinoxe tant attendu. Le soleil jaillit littéralement de l'ombre
; le jour atteint puis dépasse la nuit ; ce n'est plus unepromesse, mais la victoire de la lumière sur les ténèbres. L'église chante la Résurrection, c'est maintenant le temps de
Pâques.
Ce sont les trois jours pendant lesquels le Christ reconstruit leTemple de la
nature, reconstruction deux fois marquée par l'Église : les trois jours du solstice à Noël et les trois« jours » zodiacaux de la remontée vers l'équinoxe (et non les trois jours de Pâques qui ont une autre signification
symbolique).
Après l'équinoxe de printemps, le Bélier puis le Taureau, puis lesGémeaux,
poussent la montée du soleil triomphant vers le solstice d'été.Le Christ est maintenant sol invictus, le soleil invaincu maître de la Lumière du monde. (À noter que « Sol Invictus » est le nom de Mithra).
Passé le solstice d'été, vient le temps de la récolte ; c'est alors
qu'interviennent les ultimes transformations résultant de la victoirede la lumière. C'est le retour aux sources, dans les trois signes du Cancer, du Lion et de la Vierge, au milieu desquels se
trouve la fête de la Transfiguration
CYCLE SOLAIRE LORS DE LA CRUCIFIXION
En effet le cycle solaire est encore précisé et affirmé lors de la crucifixion
.
Au chapitre XV dans l'Évangile selon Marc :« Il était la troisième heure quand ils le crucifièrent ». Un peu plus loin : « Depuis la
sixième heure il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure ».Et enfin : «A la neuvième heure, Jésus....... ayant jeté un grand cri, rendit l'esprit » (Marc,XV, 25,33, 34 et
39.)
Or le mot heure ne doit pas être pris dans son sens littéral ; sont enfait les
heures du grand cadran zodiacal, c'est-à-dire les mois de l'année qui, chez les juifs de l'époque, commençait à Pâques, au mois de Nisan.
À la troisième heure, donc tout en haut de son ascension, le soleilest cloué sur
la croix des solstices et des équinoxes et il va, lentement, expirer, comme nous venons de le voir. Les ténèbres qui s'étendent, notons bien « sur toute la terre » de la sixième à la neuvième
heure, selon les ténèbres hivernales que nous avons expliquées tout à l'heure. C'est la neuvième heure que le Christ solaire rend l'âme.
Mais, à peine sommes-nous dans l'affliction, que voilà la Noël et le soleil
renaît de ses cendres, tel le phénix.La date liturgique des
fêtes et des Saints apporte les mêmes enseignements profonds et symboliques. Rappelons le symbolisme solaire des deux Jean dont nous avons déjà parlé. Les trois figures de Jésus, Jean
l'évangéliste et Jean le Baptiste constituent les trois aspects du même symbole. Ils sont le Spiritus , l'Animus et le Corpus du fils de l'homme.
Jean-Baptiste, dont la fête tombe le 24 juin, trois jours après lesolstice d'été,
au moment où le soleil décroît, ainsi qu'il le dit lui-même (« il faut qu'ils croissent et que je diminue ») et Jésus et Jean l'Évangéliste, placés les 25 et 27 décembre, au solstice d'hiver, au
moment où le soleil renaît, sont bien symboliques des deux pôles déchirants et adverses entre lesquels oscillent continuellement les Fils des Hommes à la recherche de leur divin
héritage.
Au ciel, la lumière est donnée par les deux luminaires : le soleil et la
lune
L'année solaire est de 365 jours, l'année lunaire, elle, n'est que de353 jours.
La lune doit donc attendre 12 jours le soleil. Sur le calendrier, nous verrons que 12 jours après Noël est l'Épiphanie, et 12 jours avant la sainte Lucie (témoin de la lumière qui malgré ses «
sauts de puce » annonce la future renaissance du soleil).
Dans les premiers siècles du christianisme, la veille de l'Épiphaniedonnait lieu
à une retraite aux flambeaux où l'on bénissait sources et fontaines. Ainsi l'Eau et la Terre doive s'unir au feu pour que renaissent les forces de la nature.
La coutume veut, qu'en ce jour, on partageât une galette ornée de 12 raies
symbolisant le zodiaque, faite en pâte feuilletée (le livre muet, mutus liber selon l’alchimiste Canselier) et contenant la fève(le soufre emprisonné dans la matière) ou plus banalement le petit
Jésus.
Lorsqu'on distribuait les morceaux de galette, ont demandait à un enfant pour qui
le prochain morceau, et on distribuait à la personne désignée. Pour cela, une petite phrase était prononcée : pour certains s'état Fabae Domine, la fève à Dieu, pour d'autres, Phabae Domine,
c'est-à-dire le
Soleil-Roi.
M.F.
Voilà ! Voilà ! si je reçoit des compléments vous en serrais informé.
J'espère que vous avez été autant intérressé que moi....
A
tchao
Loup blanc
Ils ont dit....